Les grands enseignants : Yves Delattre, le masseur au long cours

Yves Delattre est l’un des grands enseignants de massage d’aujourd’hui. Son parcours est celui d’un voyageur-bourlingueur, d’un artiste et d’un amoureux du massage. Avec plus de 20 ans d’expérience passionnée au compteur, il enseigne sur plusieurs continents. Inutile de prendre un avion pour le rencontrer, il est l’un des piliers de l’École Européenne de Massage.

Interview réalisée en Novembre 2016 à Bruxelles par Ivan Bel


Ivan Bel : Bonjour Yves. Je voudrais savoir tout d’abord comment tu es tombé dans la marmite du massage ?

Yves Delattre : Mon premier contact avec le massage remonte à 1995 lors d’une séance « Portes ouvertes » en shiatsu organisée par maître Kawada. Il m’avait été recommandé par Michèle Bassem[i], ta voisine (rires) que j’avais rencontrée aux cours de percussion africaine que je suivais à Bruxelles. Je travaillais à l’époque principalement comme acteur, musicien et danseur et je m’intéressais à toutes sortes d’expressions artistiques, dont les tambours. Lors de mes séjours d’étude en Afrique, j’étais accueilli comme un roi, reçu avec les moyens du bord mais le cœur grand ouvert, logé, nourri, pour ne pas dire blanchi, avec les moyens du bord et le cœur grand ouvert. En rentrant en Belgique, j’étais parfois désemparé et me demandais : « Qu’est-ce que je peux offrir en échange à ces amis ? ». Michèle m’a alors suggéré de rencontrer maître Kawada puisqu’un massage peut se donner partout, même si on ne parle pas la langue locale… J’ai trouvé que c’était une bonne idée. J’avais 30 ans.

Je me suis donc mis au shiatsu avec l’idée d’apprendre des techniques pour aider les autres. En fait, côtoyer maître Kawada m’a surtout fait travailler sur moi ! Lors du premier cours où j’ai dû rester 20 minutes en seiza à méditer chez lui (les cours se passaient à l’époque dans son cabinet), j’ai cru que mes genoux et chevilles allaient exploser, mon corps s’est mis à suer et à trembler comme une feuille… Toutes les mémoires de mes blessures d’acteur et de danseur se sont réveillées d’un coup. Je me suis dit que là, il se passait quelque chose d’intéressant. J’ai failli prendre mes jambes à mon cou, mais comme j’avais payé pour un trimestre, je suis resté… et j’ai finalement suivi la formation complète.

Tu as commencé alors à pratiquer le shiatsu ?

Non. A la fin de la formation je ne me sentais pas prêt. Maître Kawada donne beaucoup d’outils mais il laisse le soin aux étudiants de les développer et de suivre leur chemin. Ce qui me faisait le plus peur, c’était le diagnostic : je comprenais que je n’en avais vu qu’un aperçu et que ce monde était bien plus vaste que cela. Je me suis dit « Houla, houla, le shiatsu c’est trop médical pour moi ». Je suis sorti des 3 ans d’études avec la sensation de commencer seulement à comprendre de quoi il s’agissait.

Qu’as-tu fait alors ?

Dans cette période de transition, j’ai reçu ma première séance de Watsu[ii] de Cathy Nyssens (amie danseuse et massothérapeute, membre du Réseau Biloba). Elle étudiait et devait réviser sur des cobayes. Ce fut une révélation. J’ai eu un fou rire pendant 5 minutes, comme une joie profonde qui sortait du corps sans pouvoir la contrôler. Pure émotion, qui n’avait presque pas besoin de mots… Ca tombait bien : une séance de Watsu est principalement non verbale puisque le receveur a les oreilles immergées la plupart du temps. Le Watsu est une relation à trois : le praticien, le receveur… et l’eau. On ne peut pas faire sans elle et cette dynamique triangulaire change tout.

La formation en Watsu insiste beaucoup sur la pratique entre les modules. J’ai donc réquisitionné d’abord mes amis de la communauté artistique : succès immédiat ! L’eau offre une grande liberté de mouvement… le Watsu est un vrai massage en 3D. Le danseur en moi peut s’exprimer complètement et le Watsu laisse une grande place à l’intuition et à la liberté : tout l’enseignement de la technique (au demeurant extrêmement précise) vise à se mettre au service du « Free Flow ». Recevoir (et donner !) un Watsu c’est vraiment un voyage intérieur. D’ailleurs, 70% des gens qui l’ont reçu utilise ce mot à la fin d’une séance. Le remueur impénitent que je suis ne pouvait que tomber amoureux de cette superbe discipline.

Après cette étude du Watsu, il me semble que tu as poursuivi tes voyages.

Oui, j’ai continué à voyager, c’est une partie essentielle de ce que je suis. Lors d’un tour du monde près des volcans que je me suis offert pour célébrer l’année du serpent (mon signe natal chez les Chinois), après une longue journée de trekking en Nouvelle-Zélande, un ami m’a fait cadeau d’un massage thaïlandais. Et là, paf ! Nouvelle révélation ! J’ai retrouvé plein de sensations du shiatsu, mais avec quelque chose de plus ludique, des étirements puissants et une mécanique corporelle amusante, sans la pression du diagnostic. C’est un peu comme danser avec quelqu’un ou faire du théâtre du mouvement, qui sont mes spécialités.

J’ai donc commencé à me former en 2004 à Montréal sous la direction de Kam Thye Chow, fondateur de l’école canadienne Lotus Palm, l’une des plus grosses écoles en Amérique du Nord. Outre une excellente technique et une pédagogie très pointue, il y a un côté business chez eux qui était à cent lieues de ma mentalité d’artiste. Pour moi le massage au début c’était « Non, pas besoin de payer, ce sont des échanges… », bref, le genre de sous-évaluation classique quand on bénéficie par ailleurs du petit confort (tout relatif) lié au statut d’artiste. Du coup cela m’a appris à connaître et reconnaître la valeur de mon travail et à oser demander ce que j’étais en droit de demander pour le travail engagé. C’était le déclic dont j’avais besoin pour me lancer.

En rentrant en Belgique j’ai commencé à donner des soins en massage thaï puis suis retourné plusieurs fois à Montréal pour terminer mon cursus et aussi suivre la formation pour enseignants : apprendre comment organiser un cours, combien de matière tu donnes, à quel rythme, comment gérer un groupe, etc. On a par exemple travaillé des jours entiers sur comment donner juste un cours de 3 heures. Je me suis rendu compte des préjugés que j’avais, liés à un goût personnel pour l’immersion longue durée, un peu hardcore… (rires). Ça m’a bien désinhibé ! C’était hyper précis et efficace. J’ai vraiment appris là-bas le métier de prof de massage, en plus d’une façon saine et assumée de faire du business.

Quelle est la particularité de l’enseignement de Kam Thye Chow ?

Kam-Thye-Chow

II réactive le lien entre massage thaï et ayurveda. C’est son dada, il est passionné et l’écouter s’est révélé… passionnant. Historiquement, suite notamment à l’installation des moines bouddhistes, le royaume du Siam a été très influencé par l’Inde, sa philosophie et sa médecine. Kam Thye Chow propose d’utiliser les doshas[iii] indiens pour nous aider à adapter le massage en fonction de ce que l’on voit, perçoit ou déduit de ce que la personne nous donne comme informations, verbales et non verbales. Ainsi, on ne s’enferme pas dans une façon unique de pratiquer, mais on adapte sans cesse notre massage pour le « customiser » et être ainsi réellement au service du receveur. Selon Kam Thye, le plus difficile dans le massage thaï c’est de choisir ce que l’on ne va pas faire !

N’est-ce pas revenir un peu à une autre forme de diagnostic ?

Oui… (rires), mais par la grande boucle et après un long détour, 10 ans après la fin de ma formation en shiatsu ! Mais ce chemin me convient mieux car il ne passe pas par la case diagnostic, au sens de la médecine chinoise qui est très pointue et vaste en même temps.

As-tu étudié également directement en Thaïlande ?

Oui, de la même façon qu’il m’avait fallu voyager en Afrique de l’Ouest pour comprendre ce qu’était la percussion, je suis parti à Chiang Mai en 2006 pour suivre un « teacher training » de 3 mois. C’était costaud d’ailleurs. Je me suis retrouvé dans un apprentissage technique, théorique et pédagogique intense et intensif. Notre stage d’enseignement s’est déroulé dans une prison pour adolescents, délinquants et souvent abandonnés par leur famille, avec laquelle l’école avait fait un deal. Nous devions leur apprendre – sur base volontaire – le massage thaï dans l’idée d’augmenter leurs chances de réinsertion sociale. Les jeunes constituaient en échange pour nous un public réel d’élèves avides d’apprendre et d’être en lien. Nous étions fouillés à l’entrée et n’avions comme outils que le cœur, les mains et la compassion…

Alors ça, c’est du défi pédagogique !

Ah ça oui ! Devoir leur apprendre à masser sans parler leur langue et sans pouvoir les toucher pour ne pas créer de liens affectifs avec eux… Il nous a donc fallu utiliser le langage du corps et la clarté du geste technique. Nous travaillions en binôme, je montrais sur un de mes collègues ce qu’on leur proposait de faire… Dans un coin, deux de nos profs cadraient en traduisant vraiment le strict minimum. Trouver comment communiquer la pression, l’utilisation du poids du corps, comment trouver la bonne profondeur, comment corriger une manœuvre pour l’améliorer… C’est là que j’ai compris la grande importance de l’intention et du cœur, sans ça ça ne passe pas puisqu’on n’a pas les mots pour broder, noyer le poisson ou théoriser. Cela m’a tellement plu que j’ai terminé la formation avec les distinctions du jury lors de la cérémonie de remise des diplômes.

Yves Delattre à Chiang Mai

J’ai aussi beaucoup appris techniquement en pratiquant le week-end avec des amis suivant des cours ailleurs ou juste en me promenant dans la ville, dans les marchés. J’ai reçu beaucoup de séances et j’ai adoré la très grande simplicité du rapport qu’ont les Thaïs avec le massage. Partout on peut s’allonger sur une natte et se faire masser, ça fait partie d’une hygiène de vie complètement intégrée dans leur société.

Techniquement, qu’as-tu appris là-bas ?

Les cours étaient très complets et duraient toute la journée, du lundi au vendredi pendant 10 semaines consécutives. Outre l’apprentissage de nombreuses techniques de massage proprement dit, y compris la réflexologie plantaire thaï (avec un petit bâton de bois) et le travail avec les fameux pochons aux herbes médicinales, nous sommes par exemple allés à la faculté de médecine pour regarder de près à quoi ressemble l’intérieur d’un corps humain. Plonger tes mains dans le corps de quelqu’un qui l’a légué pour ta science, en extraire le cœur, le palper, le tourner, le retourner puis tenter de le replacer dans le bon sens… ça laisse des traces durables !

Je me suis senti plein de forces au retour de ces voyages. J’ai donc non seulement continué à masser, mais j’ai surtout démarré l’enseignement du massage thaïlandais traditionnel. J’ai depuis poursuivi mes études au contact d’autres professeurs dans différents pays, en étudiant notamment l’ostéo-thaï, fruit des recherches effectuées par des ostéopathes praticiens et enseignants de massage thaï.

Quand j’entends ton parcours, je vois qu’il y a quand même en trame de fond une relation à l’énergie. Dans le shiatsu on est en plein dedans avec les méridiens. Le Watsu reprend ces théories et le massage thaï à lui aussi des méridiens appelés Sen Sib. Est-ce que l’énergie est quelque chose qui t’appelait ?

Intéressant que tu voies ça comme ça. Pour être franc, mon approche n’est pas énergétique, même si je ne nie évidemment pas l’existence de l’énergie et de sa circulation. J’utilise d’ailleurs le mot avec parcimonie dans mes cours. Pour moi l’énergie et la vie c’est la même chose. Mon angle d’approche est davantage celui de la vie, dans la relation, dans l’attention portée au mouvement, dans la conscience, la présence et la bienveillance. Même si j’adore parler, en bon danseur je suis féru de communication non verbale. Dans ma pratique je ne cherche pas à stimuler particulièrement tel ou tel canal de circulation de l’énergie. Je cherche d’abord à me connecter, à moi, à l’autre (le receveur, l’étudiant) et au monde. Ça ne m’empêche pas de régulièrement me replonger dans les bases et la théorie en potassant mes livres et syllabus de médecine chinoise ou thaïlandaise, mais dans ma pratique, ce n’est pas ce qui ressort. C’est comme en arrière-plan. Ce qui m’intéresse vraiment c’est ce qui se passe, ici et maintenant, ce qui se joue, là, en fait ! Je ne fais pas de séparation entre mes différentes casquettes, mes professions d’acteur, de danseur, de musicien, de massothérapeute, voire de cuisinier (rires), j’essaie d’être pleinement présent, honnêtement, dans l’instant.

Alors aujourd’hui tu enseignes à l’École Européenne de Massage, mais aussi un peu partout à travers le monde. Peux-tu nous dire où ?

En Belgique, toutes disciplines confondues je donne une petite dizaine de modules par an, mais effectivement à travers mes nombreux voyages dans le monde, parfois lors de tournées de théâtre, j’ai noué des relations avec plein de gens dont certains sont devenus des élèves, des amis voire des collaborateurs. J’enseigne aujourd’hui sur plusieurs continents, mais surtout en Amérique du Sud : Chili, Brésil, Pérou, Argentine… et Uruguay l’année prochaine.

Comment ça se passe là-bas ?

Pas du tout comme chez nous ! (rires) Il est impossible de bétonner l’organisation d’un stage à l’avance, même avec l’appui de quelqu’un sur place. Par contre, dès que j’arrive, le bouche à oreille et les réseaux sociaux fonctionnent à plein régime, bien plus qu’en Europe. Les gens là-bas sont très connectés entre eux, tant réellement que virtuellement. Du coup, ce sont les seuls cours où je dois parfois refuser du monde car les gens arrivent au dernier moment, sans prévenir ni avoir payé d’acompte, parfois avec un frère ou une copine… Donc, là-bas encore plus qu’ici, l’essentiel de mon travail consiste à lâcher et faire avec ce qui est. Une belle occasion de pratiquer la souplesse mentale. Ça me rappelle nos pratiques de massage à Chiang Mai, avec les personnes âgées qui venaient se faire masser gratis et qui n’en faisaient qu’à leur tête. On devait sans arrêt oublier nos belles séquences, lâcher prise, inventer, s’adapter. Pas d’autre solution ici encore que d’écouter le corps, de tâter le terrain et d’avancer pas à pas. Explorer, voyager !

On sait que le massage thaï n’a pas toujours la réputation qu’il mériterait. Trop souvent, il est confondu – en tout cas en Europe – avec du massage lié à la prostitution. Avec ton expérience des différents continents, comment est-ce que le massage thaï est perçu à travers le monde ?

Il y a un gros travail d’éducation du public à faire sur le massage thaï, c’est vrai. En Europe, quand tu dis massage thaï soit on pense « sexe déguisé », soit on pense qu’on va te piétiner, te tordre dans tous les sens et faire craquer toutes tes jointures… Le shiatsu n’a pas ce problème de réputation, en grande partie parce que dès son origine il s’est agi d’une thérapie, avec un diagnostic à l’orientale, et que tout y est plus clair. En massage thaï, malgré le travail de nombreux maîtres à travers le monde, on n’en est pas là. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’en Thaïlande le massage est vécu comme un entretien du corps, donc plutôt rattaché au bien-être, même s’il a la capacité d’aller plus loin, et que ses effets thérapeutiques sont indéniables. Ensuite parce qu’en Thaïlande, même si la majorité des salons de massage ont un code éthique, ce n’est pas le cas dans les zones touristiques ou dans les quartiers mal famés des grandes villes. Comme tu le sais, la prostitution est le plus vieux métier du monde ; en Thaïlande les Thaïs en sont les premiers consommateurs – bien avant les touristes – et donc les premiers responsables de cet amalgame entre massage et sexualité tarifée. Comme c’est la destination touristique nº 1 en Asie, les Occidentaux en ont hélas rapporté cette image. Du coup, il est difficile d’expliquer aux gens ici que c’est un massage tout à fait sérieux, très documenté et qui peut ouvrir vers des études très avancées.

Maintenant, pour répondre à ta question, je retrouve moins ce problème de préjugé sur les autres continents où je voyage. En Afrique la majorité des gens est trop pauvre pour voyager aussi loin… Quant à l’Amérique du Sud, elle est aux antipodes de la Thaïlande et les gens qui connaissent l’Asie y sont plus rares qu’en Europe. Il n’y a pas autant d’a priori sur le massage thaï. Au contraire, j’observe un intérêt croissant pour ce genre de technique.

Je reviens sur le fait que le massage thaï est réputé être douloureux. C’est vrai qu’en Asie on voit parfois écrit dans les salons « No pain, no gain »[iv]. C’est d’une bêtise sans nom et ça fait beaucoup de dégâts. Ce type de massage montre que le praticien ne maîtrise pas encore son geste. Pour moi, ça c’est poubelle… On peut pratiquer le massage thaï et ne pas faire mal, bien au contraire.

Heureusement, il y a les codes éthiques et déontologiques comme ceux de l’École Européenne de Massage ou du Réseau Biloba en Belgique, qui permettent de se protéger et de protéger les clients. Cela n’a l’air que d’une posture, mais ces codes sont très importants. On peut prendre refuge en eux, dans le sens bouddhiste du terme où le pratiquant prend refuge dans sa propre lumière (conscience), dans la loi naturelle de l’impermanence de toute chose et surtout dans la communauté (les collègues, les cercles professionnels…). C’est un gage indispensable qui permet de distinguer le sérieux des masseurs comme des enseignants.

Merci beaucoup Yves pour toutes ces paroles pleines de sagesse.

Merci à toi.

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Notes :

  • [i] Michèle Bassem, grande thérapeute shiatsu à Bruxelles, aujourd’hui à la retraite.
  • [ii]  Le Watsu (Water Shiatsu) est un développement du shiatsu créé en Californie par des praticiens vivant près de sources naturelles d’eau chaude. Plusieurs décennies après sa création, c’est aujourd’hui une discipline à part entière qui se pratique dans l’eau à 34°C.
  • [iii] Les doshas indiens Vata, Pitta et Kapha sont 3 grandes énergies de base que l’on peut apparenter aux systèmes des 5 éléments chinois, des 4 éléments grecs ou encore du Triskel breton.
  • [iv] Littéralement, « pas de bénéfices sans douleur ». Traditionnellement dans l’esprit asiatique, un massage doit faire mal, sinon il est considéré comme inefficace. Heureusement, de nombreux maîtres ont démontré dans tous les pays d’Asie que ce n’est pas une obligation et que la douleur n’est en aucune façon un critère d’efficacité.

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